Mumia abu Jamal

Mumia

"La voix des sans voix"

Mumia abu Jamal, journaliste et écrivain afroaméricain, enfermé dans le couloir de la mort (détention en prison en attente de subir la peine capitale) depuis 1981, c'est a dire 26 ans; accusé d'avoir tué un policier il est enfermé depuis 1981; depuis ce temps Mumia clame et défend son innocence....

innocence dont différente preuves attestent formélement!

2 nouvelles de grande importance dont une va perpetuer l'injustice que subi Mumia

THIRD CIRCUIT COURT DENIES MUMIA A NEW TRIAL AND GRANTS RE-SENTENCING HEARING!

la Cour d'appel du troisième circuit viens d'annuler l'ancienne condamnation a mort de Mumia et de l'accusé coupable

A la fois bonne est mauvaise nouvelle pour Mumia et le mouvement de solidaritée.
Suite a la decision prise en Decembre 2006 et l'audiance qui a eue lieu en Mai 2007, la court d'appel viens d'annuler la condamnation a mort de mumia qui a eue lieus en 1981.
Elle a reconnue que les droits de Mumia ont etaient bafoués, et que le jugement fut "entaché" par le racisme du juge Albert Sabot.

Mais elle viens de reconnaitre une nouvelle fois Mumia coupable.
L'injustice continue donc pour Mumia qui peut se voir enfermé a vie ou au pire des cas voir une condamnation a mort a nouveau pronononcée contre lui, bien que depuis septembre 2007 aucune condamnation a mort n'a etait mise en oeuvre.
Bloquée par une decision de la court supreme qui statut sur la légalitée de la peine de mort par injection lethale.voir article du nouvel observateur

La justice americaine continue ainsi de denier les multiples preuves de l'innocence de Mumia et la conspiration mise en place afin d'eliminer un journaliste un peu trop expressif...

Il faut donc amplifier le mouvement international afin que Mumia EST le droit a un nouveau procés equitable lors duquel la defense, representé par Maitre Robert Bryan, puisse présentée les nombreuses preuvent de l'innocence de Mumia

Cette decision attendue depuis 1 an est quand meme un progés majeur dans la lutte pour la liberation de Mumia, en effet la cours viens de reconnaitre par cette decision le fait que le procés fut en partie injuste envers l'accusé...

Un peu d'espoir donc pour Mumia, meme si l'ont ne connais pas encore la sentence qu'il risque alors qu'il a etait reconnut coupable d'un crime qu'il na pas comis

voir des infos ici Mumia abu Jamal Freedom's Journal

Importantes etapes pour la liberation de Mumia

DECISION de la Cour d'Appel Fédérale du 3ème circuit concernant Mumia, en anglais puis traduction par le Collectif unitaire national de soutien a Mumia abu Jamal, réexamen de certains points du procés de Mumia enfin acceptés par la cour americaine!
1 an aprés cette décision, toujours en attente .

Mobilisons nous pour Mumia, le 17 mai 2007 est la date fixée pour une audition orale, afin de decider d'un appel de l'issue de son procés!! dernier recours face a la Cour d'appel du 3ème circuit!

voir un lettre de l'avocat de Mumia, maitre Robert R. Bryan, sur le site du Jericho Movement

Gardons espoir pour la LIBERTEE de Mumia !

ENFERME POUR AVOIR ETE INNOCENT...

Résumé historique des faits :

Le 24 avril 1954 , Wesley Cook naît dans les cités pauvres de Philadelphie, ville raciste où les Noirs sont ghettoisés dans des logements vétustes et surpeuplés, les écoles ségréguées, le taux de chômage et la mortalité infantile plus importants que chez les Blancs. C'est par la violence d'une police raciste qu'est maintenu ce statu quo.

école, collège, enfance ordinaire entre maman qui le conduit le dimanche à l'Eglise Baptiste et papa qui appartient à l'Eglise épistolienne. Rencontre au lycée d'un professeur venu du Kenya pour enseigner le Swahili et qui attribue à ses élèves des prénoms africains : Wesley devient Mumia. Bien plus tard, à la naissance de son fils Jamal, il prend le nom de Abu-Jamal, le père de Jamal.

Nous arrivons à la fin des années soixante, les mouvements de libération Noirs explosent en particulier avec Martin Luther King et Malcom X.

Mumia s'engage dans le militantisme.

1968 : Le programme de Cointelpro (contre intelligence programm) du FBI utilise la diffamation et les coups tordus afin d'anéantir toute activité politique progressiste. Dans un mémorandum daté d'avril il «vise à enseigner aux jeunes Noirs qu'un bon révolutionnaire est un révolutionnaire mort».

Mumia n'a que 14 ans, il est fiché par le FBI, téléphone sur écoute, courrier sur-veillé, etc.

Avec trois amis, il se rend dans les quartiers Sud à prédominance blanche de Philadelphie au meeting pour l'investiture à la présidence de George Wallace, gouverneur de l'Alabama depuis 1962. Wallace défend farouchement les pratiques de ségrégation raciale. Une dizaine de blancs les agressent.

Mumia : « Couché sur le sol, j'ai regardé vers le haut et j'ai vu l'uniforme bleu et doré d'un policier. Sans réfléchir, réagissant en fonction d'années de lavage de cerveau j'ai crié "Police, au secours !" Le policier m'a vu par terre en train d'être tabassé. Il s'est précipité vers moi et m'a décoché un coup de pied dans la figure. Je voue une éternelle reconnaissance à ce flic anonyme, car son coup de pied m'a expédié tout droit chez les Panthères Noires ».

1969 : Mumia fonde avec plusieurs amis la section de Philadelphie des Black Panthers dont il sera le porte-parole et ministre de la communication. Il commence à faire des reportages pour l'organe national du Parti " Panthères Noires, service des nouvelles de la communauté noire". Le FBI dénonce Mumia comme étant armé et dangereux. Le Bureau de Philadelphie est attaqué et plusieurs membres sont traînés dans la rue et sommés de se déshabiller afin d'être humiliés. Les Panthères subiront depuis 1967 sept cent soixante-huit arrestations et plus de 5 millions de dollars de caution.

1970 : Mumia devient membre du bureau national et rédacteur du journal à Oakland (Californie)

1971 : Retour à Philadelphie, Mumia travaille comme journaliste et chroniqueur de radio, on le surnomme le « voix des sans-voix ». Une tentative gouvernementale de le charger de deux meurtres dans un autre état échoue. Les enregistrements de la radio prouvent qu'il ne pouvait être dans l'état en question et qu'il était bien au travail.

1974 : Les forces répressives de l'état ont abattu trente-huit militants et empri-sonnés de nombreux autres, truffé les bureaux d'indicateurs, volé le courrier et détruit les biens du parti. Mumia : « Est contre Ouest. Des Panthers buttant des Panthers. Je connaissais les deux hommes. Frustré, en colère, je me suis éloigné d'un parti qui s'était éloigné de sa base populaire. Je me suis dit avec amertume que jamais je ne rejoindrai une autre organisation. Je sympathiserai, j'enverrai de l'argent, j'écrirai de l'agit-prop. Mais adhérer, oh non, jamais de la vie ! Pas moi ! et puis j'ai rencontré MOVE » .

Mumia travaille à WWDB et enregistre sur place les manifs et les conférences. Le directeur des programmes ne veut plus entendre ces "conneries de MOVE dans sa station".

1975 : Directeur des informations a WHAT-AM, il commente la conférence nationale du Pasteur Jesse Jackson. Au deuxième jour de conférence MOVE manifeste. Mumia enregistre et diffuse son reportage. Il devient indépendant et travaille pour Mutual Black Network, National Public Radio, Associated Press et couvre tous les évènements possibles y compris ceux de MOVE.

En 1978, il rejette la version de Franck Rizzo, chef de la police, sur le siège par plus de six cents policiers armés de la maison de l'organisation écologiste MOVE. Ses reportages fidèles sur MOVE et les procès qui en résultèrent sont vivement critiqués par les radios pour lesquelles il travaille. Plutôt que de renoncer à son éthique de journaliste, il travaille en free-lance, prend un second emploi et devient chauffeur de taxi de nuit.

Le 9 décembre 1981 Pour avoir roulé en sens interdit, le frère de Mumia, Billy, est contrôlé puis tabassé par un officier de police. En rentrant de sa nuit de travail, Mumia aperçoit l'altercation et porte secours à son frère. Des coups de feu éclatent. Il reçoit une balle dans le foie, le policier Daniel Faulkner est grièvement blessé. Au cours de leurs transferts à l'hôpital, Mumia se fera frapper tandis que le policier succombera à ses blessures. Mumia Abu-Jamal est alors considéré comme un cop killer, un tueur de flics.

Son procès a lieu six mois plus tard. Défendu par un avocat commis d'office, sans argent, il est dans l'incapacité de présenter à la barre les experts et témoins à décharge. A l'issue d'une mascarade de procès, il est condamné à la peine capitale par le juge Albert Sabo. Ancien shérif adjoint, Sabo appartient à l'Ordre Fraternel de la Police (syndicat de droite auquel appartenait Daniel Faulkner). Il est réputé pour avoir envoyé plus de condamnés à l'exécution capitale que n'importe quel autre juge des Etats-Unis. 84es condamnés à mort par le juge Sabo sont noirs et il s'est rendu célèbre par cette parole : « La justice est une affaire d'émotion. »


En 1992 , Mumia Abu-Jamal a épuisé tous ses appels. Grâce aux fonds récoltés par une vaste campagne de soutien, il engage une équipe d'avocats libres de tout contrôle étatique. Leonard Weinglass reprend l'enquête. De nouvelles preuves sont mises à jour. Il découvre que son client était la cible du F.B.I. depuis l'âge de quinze ans et qu'un dossier de plus de huit cents pages - dans lequel on peut lire « Wesley Cook est intelligent, n'a pas de casier judiciaire mais la nature de ses écrits le rend dangereux et lui vaut de figurer au National Security Index » - avait été ouvert à son encontre. Dans un document écrit de quatre cents pages, les avocats détailleront vingt-deux raisons pour lesquelles un nouveau procès s'impose.

En 1995, Mumia publie un livre, « En direct du couloir de la Mort ». Il y constate et dénonce les conditions barbares qu'il voit autour de lui, à l'ombre des barreaux. Par représaille, il est mis au trou du couloir de la mort, ses correspondances avec son avocat sont détournées et photocopiées.

En mai de la même année, le Gouverneur de l'Etat, Tom Ridge, nouvellement élu sur une plate-forme pro peine de mort, apprend que Jamal doit déposer le 5 juin une requête pour un nouveau procès.

Le 1er juin, il s'empresse de signer le mandat pour une exécution programmée pour le 17 août 1995 à 22 h. Cependant, grâce à la persévérance et aux requêtes déposées par son avocat, face à une mobilisation et une pression internationale grandissantes, Sabo prononce à regret le 7 août un sursis à exécution illimité jusqu'à épuisement
des appels.

Depuis, plusieurs témoins sont revenus sur leur déposition initiale et ont rendu compte des pressions policières qu'ils avaient subies dès le début de cette affaire. Ainsi Veronica Jones, un des principaux témoins de l'accusation du procès de 1982, retrouvée par les avocats, affirme dans une déposition écrite sous serment avoir menti sous la pression policière.

Le 1er octobre 1996 Veronica Jones comparait devant le juge Sabo. Les interruptions du procureur, puis du juge lui-même, se font de plus péremptoires, la menaçant de 7 années de prison pour parjure. Enfin, devant le refus de la jeune femme de céder à ces nouvelles menaces, le juge Sabo fait entrer deux «state troopers» (l'équivalent de nos C.R.S.) de l'Etat du New-Jersey et ceux-ci s'interposent là où une vitre pare-balle sépare la Cour des spectateurs. Le procureur lui demande alors «si sa mémoire s'en trouve rafraîchie». Elle refuse de revenir sur son témoignage. Elle est alors arrêtée sur le champs, sous prétexte d'un chèque en bois qu'elle aurait fait il y a plus de deux ans et ce, malgré l'objection soulevée par son avocate après examen de certains détails mentionnés sur le mandat d'arrestation. Un mois plus tard, le juge Sabo déclare irrecevable le nouveau témoignage de Veronica Jones.

Le président Clinton a signé le 24 avril 1996 la Loi relative à la répression du terrorisme et à l'application effective de la peine de mort.

Cette loi restreint le nombre de requêtes en habeas corpus que les condamnés à mort pourront introduire devant les juridictions fédérales, et fixe un délai maximum pour former ces recours, ce qui a pour effet d'accélérer les exécutions. Ainsi, les Cours fédérales ne peuvent infirmer un jugement prononcé par le tribunal d'un état que si il est « contraire aux lois fédérales clairement établies ».

La nouvelle loi prévoit qu'une requête devra être introduite dans les six mois suivant l'aboutissement de la procédure judiciaire au niveau de l'état. La loi restreint en outre le nombre d'appels qu'un condamné peut interjeter au niveau fédéral. Ceux-ci ne seront désormais examinés que si un tribunal formé de trois juges considère qu'ils font valoir des éléments importants, telle la preuve déterminante de l'innocence. La décision de ces trois juges n'est pas susceptible d'appel.



Le 11 août 1999, l'Ordre Fraternel de la police annonce par voie de communiqué l'adoption par ses membres d'une résolution appelant au boycott des individus et entreprises soutenant Mumia Abu-Jamal (www.grandlodgefop.org/boycott.htm).

4 octobre 1999 La Cour suprême des états-Unis rejette la requête « a certio-rari » déposée par Mumia le 22 avril de la même année.

13 octobre 1999 - Le gouverneur Tom Ridge signe l'ordre d'exécution de Mumia. L'injection fatale est prévue pour le 2 décembre 1999. Le 15 octobre, les avocats déposent une demande d'Habeas Corpus.

Le 26 octobre 1999 , le juge fédéral de district de Philadelphie, William H. Yohn, accorde un sursis à exécution le temps qu'il examine la requête pour une audition de témoins et l'ouverture d'un nouveau procès.

Le Comité - Marseille, le 22 février 2001
source cosimapp (Comité de soutien international a Mumia abu Jamal et au prisonnier politique aux etats unis

Bibliographie

Mumia Column's (articles)

Video sur la "Rue Mumia Abu Jamal" a St Denis (source : Mumia's Journal Freedom)