Chronologie du conflit

plus d'infos sur la Déclaration Balfour

La grande révolte palestiniene en quelque sorte une 1ere Intifada

Le plan de partage de l'ONU

Al Nakba, la catastropheet le massacre de Deir Yassin (video doc)

resolution 194 de l ONU,l'article 11 inscrit le droit au retour des réfugiés ainsi que la réparation des dommages subis

Yasser Arafat

Discours de Yasser Arafat devant l'Assemblée générale des Nations unies à Genève le 13 décembre 1988

La guerre au Libanmassacre de Sabra et Chatilla

la 1ere Intifada de 1987 a 1993

declaration d'independance de l'Etat de Palestine

la 2nde intifada

Novembre1917: Lord Balfour, ministre britanniques des Affaires étrangères, annonce que son gouvernement envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un "foyer national pour le peuple juif".

1920: Emeutes à Jerusalem contre l'immigration juive.
Fondation de la Haganah, une organistion de milices juives, embryon de la future armée israélienne.

1922: La Société des Nations confie le mandat sur la Palestine, ex territoire de l'empire ottoman, à la Grande Bretagne.

1929: Emeutes dans toute la Palestine contre l'acroissement de l'immigration juive et des achats de terres par le Fonds national juif.

1936-1939: La "grande révolte palestinienne" contre l'accélération de l'immigration juive et la proposition britannique de partager la Palestine en deux etats, un juif et un arabe. Pour la première fois des groupes sioniste utilisent l'arme du terrorisme. L'Irgoun, dirigée par Menahem Begin, fait exploser des bombes dans des lieux publics ,entrainant des dizaine de morts.

Mai 1939: A la veille de le guerre, Londres propose la création en Palestine d'un Etat unifié ou Juifs et Arabes se partageraient le pouvoir, propositions rejetée aussi bien par les dirigeants palestiniens que juifs. Pour obtenir le soutien arabe contre le regime nazi, Londres decide de limiter l'immigration juive ainsi que l'achat de terres par les sionistes.

Printemps 1942: L'Organistaion sioniste mondiale réclame officiellement non plus un foyer national juif en Palestine, mais la création d'un état juif sur toute la Palestine et la liberté d'immigration

Juillet 1946: Attentat de l'Irgoun contre l'hôtel King David, quartier général britannique qui fera un centaine de morts.

29 novembre 1947: Emue par le sort des survivants de L'Holocauste, l'Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 181 ,qui prévoit le partage de la Palestine en un Etat juif (55%), un Etat arabe et un zone sous régime international autour de Jérusalem. Protestations des Palestiniens qui pendant toute la guerre ont acceuilli des dizaines de milliers de réfugiés mais refusent la partage de leur pays.

Printemps 1948: Les milices juives chassent les Palestiniens de leur villages par la terreur.

9-10 Avril 1948: Le massacre par des milices juives d'une centaine de paysans palestiniens du village de Deir Yassine donne le signal de la fuite de milliers de civils. Pendant tout le printemps de l'été 1948, les milices juives attaquent des village: 370 d'entre eux sont détruits.

14 mai 1948: David Ben Gourion proclame la naissance de l'Etat d'Israël.

15 mai 1948: Les armées arabes, refusant le plan de partage, entrent en Palestine.
Défaite des armée arabes: environ 800 000 Palestiniens deviennent des réfugiés.

11 decembre 1948: La résolution 194 des Nations unies proclame le droit des réfugiés à retourner dans leur foyer, ou le droit a une indemnisation.

1949: L'armistice est signé entre Israël et les Etats arabes. La superficie d'Israël et désormais de 78 % de la Palestine, un accroissement de 23% par rapport a ce que lui avait été accordé par la résolution des Nations unies.

Mai 1964: Céation à Jérusalem de l'OLP, Organisation de Libération de la Palestine, le Fatah étant sa branche armée.

1er janvier 1965: Première action militaire du Fatah en Israël.

Juin 1967: Guerre des Six-jours, par laquelle Israël occupe tout le reste de la Palestine (Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est) ainsi que le Sinaï égyptien et le Golan syrien.

22 novembre 1967: Yasser Arafat devient président du comité exécutif de l'OLP.

Octobre 1973: Guerre du Kippour

Mais 1977: Le Conseil national de l'OLP accepte pour la première fois l'idée d'un Etat Palestinien indépendant, édifié seulement sur une partie de la Palestine.

Septembre 1978: Signature des accords de Camp David entre l'Egypte Israël.

Juin 1982: Invasion israëlienne du Liban. En septembre, massacres d'environ deux milles civils dans les camps de réfugiés Sabra et Chatila.

Décembre 1987: Début à Gaza puis en Cisjordanie de la première Intifada, ou "revolte des pierres"

Novembre 1988: L'OLP proclame l'Etat de la Palestine, reconnait les résolutions 181 et 242 des nations unies, et raffirme sa condamnation du terrorisme.

9-10 septembre 1993: Reconnaissance mutuelle entre Israël et l'OLP.

13 septembre 1993: Accords d'Oslo. Rabin et Arafat signent à la Maison-Blanche la déclaration de principe sur les arrangements intérimaires d'autonomie des térritoires palestiniens, un processus qui doit aboutir en avril 1999.

25 fevrier 1994: Baruch Golstein assassine vingt-neuf Palestiniens en prières a la mosquée d'Hébron. L'organistaion palestinienne Hamas annonce que dorénavant elle lancera des attaques contre les civils.

24 avril 1994: Le conseil national palestinien élimine de sa charte tous les articles mettant en cause l'existence d'Israël.

4 mai 1994: Signature au Caire de l'accord sur l'autonomie de la bande de Gaza et la ville de Jéricho.

1er Juillet 1994: Retour triomphal de Yasser Arafat a Gaza.

28 septembre 1995: Après plusieurs mois de calme, Arafat et Rabin signent a Washington les accords d'Oslo 2 portant sur l'ex tension palestiniene à la cisjordanie.

4 novembre 1995: Assassinat de Rabin par un étudiant israelien d'extreme droite religieuse.

Décembre 1995: Israël achève son retrait des six grandes villes des territoire occupés,sauf Hébron.

20 janvier 1996: Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne.

Février-mars 1996: Après une période de calme les services secrets israeliens assassinent Ayache, l'artificier du Hamas, groupe extrémiste palestinien qui avait accepté d'arreter les attentats.Les actions terroristes reprennent, faisant plus d'un centaine de morts, et déstabilisent le gouvernement Peres, qui avait succédé a Rabin.

29 mai 1996: Netanyahou et sa coalition de droite et d'extreme droite remportent les élections israéliennes.

27 septembre 1996: L'ouverture d'un tunnel sous l'esplanade des Mosquées provoque les plus graves violences dans les territoires occupés depuis la fin de l'Intifada en 1993.

Septembre 1997: Arafat fait fermer par la police palestinienne seize bureaux et associations liés au hamas.

4 mai 1999: Fin de la période intérimaire d'autonomie palestinienne prévue par les accords du 13 septembre 1993. L'Autoritée palestinienne exerce alors le contrôle total sur 17,1% de la Cisjordanie, et un contrôle partiel sur 23,9%. Israël conserve le contrôle total de 59% de laCisjordanie et de 30% de Gaza.

11-24 juillet 2000: Négociations à camps David entre Barak, Arafat et Bill Clinton. Echec.

28 septembre 2000: Ariel Sharon viste, avec un importante escorte policière, l'esplanade des Mosquée à Jérusalem.

29 septembre 2000: Violents affrontements sur l'esplanade des Mosquées. Aux jets de pierres les policiers repondent par des balles en caoutchouc et par des balles réelles. Sept morts palestiniens. C'est le debut de la deuxieème Intifada.

30 septembre 2000: Dans les territoires palestiniens,les soldats israeliens repondent aux jets de pierres par des tires a balles réelles. Quatorze morts et des centaines de blessés en Cisjordanie et à Gaza où la mort filmée d'un enfant de douze ans, Muhammad Al-Durra, dans les bras de son père, devient le symbole de l'Intifada.

Octobre 2000: En Israël, des manifestations pacifiques d'Arabes israeliens contre les événements de l'esplanade des Mosquées qui fait treize morts et des centaines de blessés.

1er et 2 octobre 2000: En Cisjordanie et à Gaza, des blindés et des hélicoptères d'assaut tirent contre des jeunes armés de pierres et de bouteille incendiaires. Un trentaine de morts palestinien, dont un bébé, et des centaines de blessés.
Le Conseil de sécurité condamne l'emploi excessif de la force par l'armée israelienne.

2 octobre 2000: Premier mort civil israélien dans les territoires occupés.

12 octobre 2000: Lynchage à Ramallah de deux soldats israeliens.En réponse, raids aériens contre des villes palestinienne et blocus.
D'après l'organisation des droits de l'homme israelienne B'TSelem, entre le 29 septembre et le 12 octobre, il y a eu deux civils israeliens et cinq soldats tués dans les territoires occupés, mais aucune victime en Israël meme, tandis que dans les territoires occupés cinquante-cinq civils palestiniens et quatorze membres de la sécurité sont tués.

2 novembre 2000: Première attaque contre les civils en Israël: deux morts et dix blessés a Jérusalem.

21-27 janvier 2001: Les négociations à Taba entre Israeliens et Palestiniens permettent d'entrevoir enfin un solution, mais Ehoud Barak décide la suspension des négociations.

6 février 2001: sharon est élu Premier ministre avec 62,5% des voix. Opposé aux accords d'Oslo signés par Rabin, il entreprend un sévère politique de répression.

Source : "Le parfum de notre terre, voix de Palestine et d'Israël" de Kenizé Mourad (pp345 - 349) --- 2003.

Le parfum de notre terre

lires d'autres chapitres du livres sur le site des Amis d'al Rowwad,dont une troupe de theatre qui fait des representations internationalles

Autres livres:

Histoire de la Palestine:

(resumé) ~7000 : L'Antiquité 1516 : La conquête ottomane 1896 : La naissance du sionisme 1917 : La déclaration Balfour 1948 : La proclamation de l'État d'Israël 1967 : La guerre des Six-Jours 1970 : Septembre Noir 1982 : L'invasion du Liban - Sabra et Chatila 1987 : La première Intifada 1993 : Les accords d'Oslo 1998 : Wye Plantation, Charm-el-Cheikh, Camp David
L'Antiquité:
Jericho

La Palestine recèle de nombreux vestiges néolithiques. La ville de Er Riha (Jéricho), habitée dès le VIIIe millénaire avant JC, est l'une des plus vieilles du monde. Au ~IIIe millénaire, la civilisation cananéenne se fonde sur un système de cités-États faites d'agriculteurs sédentaires et de pasteurs semi-nomades. L'existence de la cité cananéenne Ourousalim (rebaptisée Yéroushalayim, Jérusalem, lorsqu'elle sera finalement conquise par David vers ~1000) est évoquée dans des écrits datant de 2000 avant JC.
La civilisation cananéenne fut tour à tour sous l'influence des Mésopotamiens venus de Chaldée au ~XVIIIe siècle, et des Égyptiens(~XVIe-~XIIIe s.) ,et pris fin lors de l'invasion de la zone côtière de Gaza par les Philistins originaires de la mer Égée (qui laissèrent leur nom - "peuples de la mer" - à la Palestine) en ~1175.

D'après le récit biblico-coranique, Moïse (Musa) conduit l'invasion des Hébreux à Canaan et, quelques siècles plus tard, David (Dawoud) unifie le royaume et en fait une puissance régionale. Sa victoire sur Goliath consacre la chute des Philistins. Après la mort de Salomon, l'État hébreu fut divisé en ~931 en royaume d'Israël au nord (conquis plus tard par les Assyriens) et de Juda au sud (conquis par les Babyloniens). En ~538, la région passe sous l'emprise perse; la Judée et la Samarie se redressent; Jérusalem est restaurée et les communautés sous les Perses retrouvent une certaine liberté.

Du ~IVe siècle jusqu'à 636 après JC, la Palestine s'hellénise progressivement, après l'arrivée d'Alexandre le Grand. Ses descendants, les Séleucides, contrôlent la région au ~IIIe siècle; de nombreux grecs s'installent et la communauté juive devient minoritaire. Celle-ci, fortement influencée par la culture grecque, finit par se redresser et donne naissance en ~164 au nouvel État juif, la dynastie des Asmonéens.
Sous la domination romaine qui vit la naissance du christianisme, la Palestine fut agitée par deux révoltes juives, en 66-70 puis en 132-135 dont l'échec conduit à l'expulsion des Juifs de Judée. Le pays devient alors province de Syro-Palestine.
À partir du IVe siècle, avec le déclin de l'empire romain et la montée du christianisme, la Palestine est devenue Terre sainte. Les empereurs byzantins de Constantinople et de l'empire romain d'Orient s'y intéressent.

Au VIIe siècle, sous la dynastie des califes Omeyyades, les Arabes conquièrent la Palestine et s'y établissent. Jérusalem est investie et proclamée lieu sacré de l'Islam.
L'expansion arabe et musulmane prend fin en 1099 avec la première croisade chrétienne, qui fonde pour deux siècles le royaume latin de Jérusalem. Reprise par Saladin en 1187, la Palestine devient la destination des réfugiés arabes chassés par les Mongols en Irak et en Syrie. Quant à la communauté juive, elle est renforcée par l'arrivée à la fin du XVe siècle de réfugiés juifs venant d'Espagne.

La Conquête Ottomane:

En 1516, la Palestine est conquise par les Ottomans et fait désormais partie, pour quatre siècles, des provinces arabes de l'empire. Son économie se développe. Les lieux de culte musulmans à Jérusalem sont rénovés et la population s'accroît fortement. Les communautés chrétiennes sont composées de Grecs orthodoxes, d'Arméniens et de catholiques; la population juive se concentre et se renforce en Galilée.
Les Ottomans se retirent progressivement de la Palestine au XVIe siècle, Bonaparte y passe, suivi d'une courte présence égyptienne au XIXe siècle, et la région subit une forte dépression économique. Mais, à la fin du XIXe siècle, la Palestine redevient l'objet de convoitises, notamment européennes, et sa population voit l'arrivée massive d'Arabes de Transjordanie, tandis que les minorités chrétiennes et juives s'étendent également.
Ibrahim Pacha, sous les ordres de son père Mohammed Ali, gouverneur d'Égypte, envahit la Palestine et la Syrie, défait les soldats ottomans et dirige ces deux derniers pays pendant dix ans, de 1830 à 1840. Pendant son règne, la culture arabe se développe; des centres culturels, de nombreuses écoles voient le jour.
En 1840, une conférence a lieu à Londres. Elle réunit les pays européens, dont la France et l'Angleterre. À l'issue de cette réunion, les participants décident d'intervenir dans les affaires publiques concernant l'invasion dirigée par Mohammed Ali en Palestine et en Syrie. Il est convenu, en échange du retrait des forces des territoires qu'a occupés Mohammed Ali, que lui et ses héritiers deviendront, à l'avenir, gouverneurs d' Égypte.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, un sursaut de nationalisme s'empare des Arabes. Pour conserver leur culture, obtenir leur liberté et aussi devenir propriétaires de leurs terres qui, à l'époque, appartiennent aux dirigeants de l'Empire et non aux paysans, des Arabes établissent des organisations secrètes opposées au gouvernement. Jamal Pacha, un des dirigeants des Jeunes Turcs, en fait pendre plusieurs, et laisse les Arabes dans un état déplorable. Le peuple est acculé à la famine.

Le moment est propice pour réclamer l'indépendance politique. Les Arabes exigent un État indépendant.

La Naissance du Sionisme:

En 1896, Theodor Herzl, écrivain juif hongrois (1860-1904) publie L'État juif, Essai d'une solution moderne de la question juive. Correspondant du plus important quotidien viennois à Paris, il assista à la vague d'antisémitisme suscitée par le procès du capitaine Dreyfus; cette expérience le persuada de l'impossibilité d'une réelle assimilation des Juifs. Préconisant un État juif, il hésite entre la Palestine et l'Argentine. Si le second pays, qui possède des kilomètres de terrains en friche, lui apparaît plus intéressant parce que les terres y sont plus riches, la Palestine l'emporte cependant dans son esprit, comme plus chargée de souvenirs historiques. S'il n'était pas le premier à affirmer l'existence d'une nation juive et la nécessité pour celle-ci de retrouver une patrie, Herzl fut le fondateur du sionisme, dont il réunit le premier congrès à Bâle en août 1897, qui se donna pour but "la création en Palestine d'un foyer pour le peuple juif, garanti par la loi publique". Ce congrès constitua l'Organisation sioniste mondiale, qu'il présida jusqu'à sa mort. Résultat de la relation réciproque entre l'affirmation du particularisme ethnique, national, culturel et religieux du judaïsme et de l'antisémitisme, le sionisme devenait une volonté de conquérir une identité politique et territoriale, la réaffirmation des "droits éternels" des Juifs sur la Palestine après vingt siècles d'exil.

La Déclaration de Balfour:

Après avoir aidé les Arabes dans leur révolte contre les Ottomans, la Grande-Bretagne, qui promettait auparavant une nation arabe unie, occupe et administre la Palestine à partir de 1917. La communauté juive, en la personne de Chaïm Weizman, président de l'Organisation sioniste mondiale, obtient un certain appui des Britanniques par la déclaration Balfour, qui évoque alors le "national home for Jewish people" :


Le 2 novembre 1917

Cher Lord Rothschild

J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations sionistes, déclaration soumise au cabinet et approuvée par lui.

"Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays."

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.

Arthur James Balfour

À l'époque de cette déclaration, la communauté juive rassemble 10% de la population de la Palestine mandataire.
En 1920, le gouvernement anglais nomme au poste de haut commissaire Herbert Samuel, un des artisans de la déclaration Balfour et un pilier du mouvement sioniste. Lui et ses collègues n'ont qu'une idée: inciter les Arabes palestiniens à quitter la Palestine et encourager les Juifs à acheter des terrains. Diverses législations sont adoptées en vue de favoriser l'établissement d'un Foyer national juif. Le gouvernement de Londres approuve toutes ces actions, comme s'il n'avait aucune obligation envers la communauté arabe.

En 1933, plusieurs Arabes palestiniens manifestent à Jérusalem contre les Anglais qui permettent l'entrée des Juifs venant d'Allemagne où Hitler, déjà au pouvoir, les maltraite. Craignant que la guerre n'éclate entre les Palestiniens et les Juifs, les Anglais invitent, en 1939, les chefs de tous les pays arabes à se réunir à Londres. Les Britanniques leur proposent un livre blanc, dans lequel ils s'engagent à limiter l'immigration juive, et promettent un État fédéral dans lequel vivraient Arabes et Juifs, avec une majorité arabe pour dix ans. Satisfaits de ces propositions, les Arabes de Palestine, alors majoritaires, mettent fin à leur révolte en août 1939, juste avant le début de la Deuxième Guerre mondiale.


Plan de partage, le 29 novembre

Pendant la persécution nazie des années 1940, il devient urgent de trouver aux Juifs un refuge. À cette époque, l'Angleterre, le Canada et les États-Unis ferment, sous toutes sortes de prétextes, leurs portes à l'immigration juive. Churchill prie les Canadiens et les Américains d'encourager les Juifs allemands à venir s'installer en Palestine. Les Européens partagent la même opinion. Les Arabes condamnent les crimes nazis, mais se demandent pourquoi ils doivent faire les frais de la barbarie nazie et accepter une vague d'immigrants que de vastes pays comme les États-Unis ou le Canada auraient pu accueillir et intégrer sans difficultés majeures.
Sous cet afflux de réfugiés, la Palestine voit la population juive passer de 80.000 en 1917 à 600.000 en 1946. Le nombre de colonies juives avoisine les 300 à la fin de la guerre, et représentent 8% des terres.
Alors que les Britanniques, qui depuis quelques années payent le prix fort pour le maintien de leurs troupes en Palestine, envisagent de se retirer, les sionistes bénéficient des circonstances les plus favorables, par le consensus inespéré des Américains et des Soviétiques. Les premiers entendent contrôler la Palestine au départ des Britanniques, et le poids des organisations juives américaines pour la réélection de Truman est déterminant. Les Soviétiques voient quant à eux dans le départ des Britanniques un moyen d'en limiter les visées impérialistes dans la région.

Les propositions pour un État fédéral sont systématiquement repoussées par l'Agence juive, et les traits d'un partage se dessinent. Définissant les futurs états de taille à peu près égale, la proposition fait montre cependant d'un déséquilibre flagrant en faveur du futur État juif: alors que les Juifs représentent moins d'un tiers de la population et possèdent moins de 6% de la terre, ils se voient attribuer 57% du territoire total de la Palestine, 80% des terres céréalières et 40% de l'industrie de Palestine. En 1947, la proposition de partage est entérinée lors du vote à l'Assemblée générale des Nations Unies, le 29 novembre.

La Proclamation de l'Etat d'Israël:

Le 14 mai 1948, sir Alan Cunningham, le septième et dernier haut commissaire britannique en Palestine, s'embarque à Haïfa. Le jour même, l'État d'Israël déclare son indépendance. L'État arabe, prévu lui aussi par l'ONU, ne voit pas le jour. La spirale fatale des conflits israélo-arabes commence. Le 15 mai, au matin, les armées de Transjordanie, d'Égypte et de Syrie, aidées de contingents libanais et irakiens, entrent en Palestine.
Les affrontements, en fait, ont débuté fin 1947: au lendemain de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations unies, le 29 novembre, du plan de partage de la Palestine, c'est une véritable guerre qui s'engage entre Palestiniens et Juifs. Du côté palestinien, on refuse le partage et donc la création d'un État juif. Du côté juif, si l'on accepte la décision de l'ONU, on espère cependant l' "améliorer" au profit d'Israël qui pourrait occuper tout ou partie de l'État arabe, le reste revenant à la Transjordanie. C'est également l'objectif de Londres, qui mise sur le roi Abdallah pour maintenir sa propre influence sur la région - Londres a donc donné son feu vert à l'accord négocié sur cette base par Golda Meir avec lui. Jusqu'en mars 1948, les combats tournent plutôt à l'avantage des Palestiniens et de leurs renforts de l'Armée arabe du secours: ils interrompent les voies de communication, encerclent des colonies juives et isolent de grandes villes, dont Jérusalem. Mais, fin mars, alors que l'on compte déjà 2.000 morts, les forces juives reprennent l'offensive.

De véritables massacres se produisent, dont le plus célèbre ensanglante le petit village de Deir Yassine, où les hommes de Menahem Begin assassinent, le 9 avril 1948, 250 habitants, créant du même coup une panique qui gagna toute la communauté arabe de Palestine. La Haganah, l'organisation armée juive de l'époque, dégage la route de Jérusalem, et s'empare de Tibériade, Haïfa, Safed. Jaffa tombe le 12 mai, deux jours avant la proclamation de l'indépendance d'Israël. Devenues "Forces de défense d'Israël" (Tsahal), les troupes juives bénéficient d'un commandement unique, d'effectifs doublés grâce à une mobilisation exceptionnelle, et surtout d'armes lourdes en provenance notamment, grâce à un pont aérien, de la base tchèque de Zatec.
Les accords d'armistice signés par Israël et ses différents adversaires, du 23 février au 20 juillet 1949, entérinent l'agrandissement d'un tiers de l'État juif tel que le plan de partage en avait défini les frontières. Il passe de 14. 000 à près de 21.000 kilomètres carrés, obtenant notamment toute la Galilée, un couloir vers Jérusalem et le Néguev, jusqu'au port d'Eilat sur la mer Rouge. L'État arabe, lui, n'a pas vu le jour, Israël et la Transjordanie s'étant partagé la Cisjordanie, tandis que Gaza tombait sous la tutelle de l'Égypte. Mais surtout, 750.000 à 800.000 Palestiniens ont dû quitter leurs foyers. Comme le montrent les travaux des "nouveaux historiens" israéliens, cet exode, loin d'avoir été déclenché par des appels arabes à la fuite - il n'en existe nulle trace -, résulta des combats eux-mêmes, au fil desquels s'affirma, du côté israélien, une politique d'expulsion de la population palestinienne. Cette détermination se prolongera, à la fin de la guerre, par la destruction des villages arabes, ou l'implantation en leur sein de nouveaux immigrants juifs, ou bien encore la répartition de leurs terres entre les kibboutzim environnants.

Sur l'exode et la responsabilité d'Israël dans la création du "problème des réfugiés", lire la synthèse de Paul Delmotte Palestine 1947-1949 - À propos d'une " faute originelle "

La Guerre des Six-Jours:

À partir de 1960, une succession d'événements contribue à faire monter la pression entre Israéliens et Palestiniens, notamment le détournement d'une partie des eaux du Jourdain. D'autre part, Israël traverse entre 1965 et 1967 une grave crise économique. La guerre de 1967, dite "des Six-Jours", qui oppose une nouvelle fois Israël à ses voisins arabes, est en réalité préparée par l'État hébreu cinq ans auparavant.
Dans le contexte des provocations verbales de Nasser, l'incertitude gagne les populations tant israélienne qu'arabe. Alors que les Syriens craignent une intervention sur leur sol de l'Etat hébreu, Nasser réaffirme la force et l'unité arabe en bloquant le golfe d'Aqaba (5% du commerce d'Israël se faisait par ce port). Il ne mesure pas les conséquences de cet acte, considéré comme casus belli par Israël. Les forces juives rentrent en action le 5 juin et clouent en quelques heures l'aviation égyptienne au sol. Malgré lui et sous la pression populaire, le roi Hussein fait entrer la Jordanie dans le conflit, qui devient une cuisante défaite pour les nations arabes. Israël occupe à l'issue de la guerre toute la péninsule du Sinaï, la Cisjordanie, ainsi que le plateau du Golan syrien. Les efforts stratégiques sur ce dernier, contrairement à la version longtemps officielle, étaient davantage de récupérer de nouvelles terres pour les kibboutz israéliens que de mettre un terme aux attaques syriennes depuis la frontière.

La défaite de 1967 amène 200.000 nouveaux réfugiés dans les camps de Jordanie, de Syrie ou du Liban. L'intransigeance du premier ministre israélien Golda Meir bloque tout accord pendant de nombreuses années, notamment sur le Sinaï. La même année, Jérusalem-Est est annexé par Israël. En Cisjordanie, les Palestiniens sont maintenant sous l'occupation israélienne, après la période jordanienne qui, malgré ses contraintes, leur avaient permis de développer l'éducation, les structures d'urbanisation et d'habitation dans une bien plus grande mesure que les Arabes en Israël.
C'est dans cette période que les mouvements palestiniens prennent de l'importance. À l'origine, l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), créée en 1964, était une tentative des dirigeants des régimes arabes du Moyen-Orient de contrôler les aspirations nationalistes palestiniennes. De petits mouvements s'opposaient déjà. Le Fatah, fondé par Arafat en 1959, voulait maintenir une lutte en Palestine alors que le Mouvement nationaliste arabe de Georges Habache (qui dirigera plus tard le FPLP) avait en théorie l'autre objectif d'évincer les régimes arabes. Par ses coups d'éclat, comme la bataille de Karameh en 1968, le Fatah parvient à prendre la direction de l'OLP. Accepter Yasser Arafat à la tête de l'OLP est un moindre mal pour les dirigeants arabes qui craignent davantage les mouvements susceptibles de renverser leur régime.

Septembre Noir:

Agissant depuis la Jordanie, les fedayin (combattants palestiniens) menacent le pouvoir du roi Hussein. Le FPLP se lance quant à lui dans de spectaculaires attaques terroristes. La présence des milices palestiniennes sur le sol jordanien, l'hostilité avouée de certaines d'entre elles comme le FPLP à l'autoritarisme du régime politique ainsi que le soutien qu'elles recueillent des réfugiés, amènent le roi Hussein à précipiter les choses et à écraser en septembre 1970 ces groupes armés. La répression, nommée Septembre noir, fait vraisemblablement près de 3.500 victimes; les Palestiniens sont expulsés vers le Liban et la Syrie. Même si la direction des mouvements palestiniens assure au Liban de ne pas se mêler de ses affaires intérieures, une menace est perçue lors de manifestations et de grèves à partir de 1973. Les fedayin et des Libanais pauvres s'assemblent en groupes armés et, après des intimidations comme celle de Saïda en février 1975, la droite libanaise ordonne une répression de prévention, qui tourne rapidement à la guerre civile.

L'invasion du Liban:

Sabra et Chatilla Après une première percée au Liban, qui avait créé un front dit "de sécurité", Israël s'engage en 1982 dans une véritable campagne de conquête qui débouche sur Beyrouth. Accompagnée du bombardement de tout le sud du pays, la guerre fait, selon les sources, entre 10.000 et 30.000 morts. Si l'objectif d'Israël de "nettoyer" Beyrouth de l'OLP est atteint, puisque celle-ci est contrainte de quitter son quartier général sous la protection d'un contingent international, la tentative de mettre à la tête de l'État libanais un pouvoir qui soit lié à Israël échoue. En effet, après l'assassinat de Bechir Gemayel, son frère Amine devenu président préfère les garanties syriennes au rapprochement israélien.
Mais un événement retentissant marque un tournant de l'opinion internationale et même des Israéliens eux- mêmes sur les desseins de cette guerre. En septembre 1982, un massacre à Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés palestiniens, est opéré par les phalangistes d'extrême droite de Bechir Gemayel, sous la protection de l'armée israélienne et du général Ariel Sharon. Plus de 1.000 personnes y sont massacrées. Sous les pressions des nations occidentales, Israël doit faire marche arrière.
Lire le texte intégral de la plainte déposée à Bruxelles le 18 juin 2001 contre Ariel Sharon.
Des témoignages bouleversants...

Un contingent international remplace les troupes israéliennes pour un temps, avant de se retirer après une série d'attentats faisant chez les soldats américains et français des centaines de morts.

La Première Intifada:

Ce sont finalement les Palestiniens "de l'intérieur" qui vont reprendre la lutte contre l'occupation, par le déclenchement de l'Intifada, le "soulèvement". C'est le 7 décembre 1987 qu'un accident de la circulation – une collision entre un véhicule israélien et un taxi collectif palestinien, dont deux occupants meurent - met le feu aux poudres. Deux jours plus tard, les premiers affrontements se produisent entre jeunes Palestiniens et soldats israéliens, dans le camp de Jabalya. En une semaine, l'insurrection s'étend à l'ensemble de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, malgré l'état de siège décrété par les autorités d'occupation. Surpris, le gouvernement israélien se fixe en effet, toutes tendances confondues, une seule priorité: "mater la subversion", selon l'expression du ministre de la Défense, Itzhak Rabin.
À l'escalade des manifestations, des grèves et des heurts répondra donc, pour tenter de la stopper, une spirale répressive. L'armée multiplie les couvre-feu, tire sur les adolescents qui la narguent, les "passe à tabac", en arrête des dizaines de milliers et en interne des milliers, n'hésite pas devant les "mauvais traitements" lors de ses raids contre des villages ou dans les prisons, expulse plusieurs dizaines de Palestiniens, etc.

Ouvertement contraire aux dispositions de la Convention de Genève, ce cours violent heurte les opinions, y compris juives, qui, à travers le monde, se montrent sensibles aux images abondamment diffusées par les grands médias.

Bilan chiffré, un an après le début de la révolte: 400 morts, 25.000 blessés, 6.000 prisonniers - soit, avec les 4.000 précédents, un total de 10.000 détenus pour une population de 1,7 million d'habitants. Cet exceptionnel déploiement de force n'a cependant pas raison des insurgés.

Née spontanément, comme tous les observateurs, israéliens compris, l'indiquent, d'un cocktail explosif - misère des bidonvilles, chômage massif, humiliation du sentiment national et répression quotidienne -, la "révolution des pierres" est rapidement encadrée. Les comités populaires locaux organisent le combat de rue - sans armes à feu - contre l'armée israélienne, mais aussi le ravitaillement, l'enseignement, le suivi médical, les principaux services.
Autonomes, les comités locaux se retrouvent parallèlement dans une "Direction unifiée" où cohabitent, relativement unis malgré leurs divergences, le Fatah de Yasser Arafat, le Front populaire de Georges Habache, le Front démocratique de Nayef Hawatmeh et le Parti communiste palestinien - à l'exclusion du Mouvement de la résistance islamique, baptisé, d'après ses initiales, Hamas (en arabe, zèle). Seule cette dernière tendance se situe en dehors du consensus politique de l'Intifada: créer un État palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza, l'État d'Israël revenant à ses frontières d'avant la guerre des Six-Jours en 1967.

La situation s'éclaircit lorsqu'en 1988, le Jordanie renonce définitivement à toute souveraineté sur la Cisjordanie. L'OLP reconnaît en novembre 1988 les résolutions des Nations unies 181 (partage de la Palestine), 242 et 338 (reconnaissance de l'État hébreu et retrait des forces juives des Territoires occupés) et renonce définitivement au terrorisme. Un "État" palestinien est proclamé, que reconnaissent 90 pays. Les États-Unis acceptent le dialogue avec l'OLP et Arafat déclare "caduque" la charte de son mouvement en 1989. Israël refuse néanmoins les compromis américains et l'Intifada se prolonge jusqu'en 1993.

Les Accords d'Oslo:

La conférence de Madrid en octobre 1991 amène pourtant le retour en force de l'OLP qui dirige la représentation palestinienne. Le dialogue est amorcé et Shamir perd sur de nombreux points le soutien des Américains, avant de perdre les élections et de laisser la place à Rabin. Lors de la campagne, les discours racistes de la droite ont finalement lassé une opinion prête au dialogue avec les Palestiniens.

Des négociations secrètes à Oslo débouchent sur un accord signé à Washington le 13 septembre 1993: en échange de la reconnaissance de l'État hébreu, Israël reconnaît l'OLP comme représentant du peuple palestinien, et fixe le but immédiat des deux protagonistes, "établir une autorité intérimaire palestinienne de l'autonomie, le conseil élu pour les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, pour une période transitoire de cinq ans menant à un arrangement permanent fondé sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l'ONU".

Principaux points de la Déclaration de principes:

Le retard pris dans l'application de cet accord, dit d'Oslo 1, sera très important.

Les accords de Taba, dits aussi accords d'Oslo 2, ont été signés à Washington le 28 septembre 1995. Ils consacraient l'extension de l'autonomie en Cisjordanie, y prévoyaient les modalités de redéploiement de l'armée israélienne, et prévoyaient d'autre part l'organisation des premières élections "nationales" palestiniennes.

Wye Plantation, Charm-El-Cheikh, Camp David:

L'accord dit "Memorandum de Wye River" ou "de Wye Plantation" a été conclu le 23 octobre 1998 entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat. Il visait à relancer et achever la mise en oeuvre des Accords d'Oslo 2, interrompue peu après l'arrivée au pouvoir en Israël de M. Netanyahou, ainsi qu'à permettre la reprise des négociations sur le statut final des Territoires palestiniens.

Cet accord prévoyait un redéploiement de 13% de la Cisjordanie, mais ne fournissait aucune garantie sur l'arrêt de la colonisation, ni sur le troisième retrait militaire, ni sur la libération des prisonniers; la lutte antiterroriste est placée sous la direction de la CIA.
Atermoiements, ratification assortie de nouvelles conditions, le processus de Wye River restera bloqué jusqu'à la mise en place le 1er juillet 1999 du nouveau gouvernement israélien dirigé par le travailliste Ehoud Barak.

Après des semaines de négocations difficiles, une version révisée de l'accord de Wye River est signée par Ehoud Barak et Yasser Arafat à Charm-el-Cheikh sur les bords de la Mer Rouge le 5 septembre 1999.
Selon les termes de ce nouvel accord, Israël doit entamer immédiatement un retrait en trois étapes de 11% supplémentaires de la Cisjordanie et libérer 350 prisonniers politiques, un accord-cadre doit entrer en vigueur le 13 février 2000, et un accord de paix final doit être signé le 13 septembre 2000, réglant les questions plus épineuses, celles entre autres de Jérusalem et de la création de l'État palestinien.

Comme c'est devenu la règle, la date du 13 février est passée sans accord-cadre, mais aussi sans que le gouvernement d'Ehud Barak n'applique intégralement sa part des accords de Charm-el-Cheikh. Mis au pied du mur par la décision palestinienne de proclamer unilatéralement un État indépendant le 13 septembre, Washington réagit en invitant Yasser Arafat et Ehud Barak à se rencontrer à partir du 11 juillet dans la résidence présidentielle d'été, Camp David, dans l'espoir d'aboutir à un accord sur les questions de fond qui ont alimenté un demi-siècle de conflits entre Israéliens et Palestiniens.

Quatorze jours plus tard, les négociateurs palestiniens, israéliens et américains se séparent sans accord. Les points d'achoppement sont multiples:

Sources: Alain Gresh, Dominique Vidal: Les 100 Portes du Proche-Orient; Michelle Parent: « Palestine, ma déchirure »; Dominique Vidal: « Le péché originel d'Israël »; William Karel, Laurent Rucker: « Une terre deux fois promise », Israël-Palestine; Catherine Tardrew: « Les raisons d'un échec » - Le Parisien; « Le Proche-Orient au bord de la paix », cahier spécial du Monde Diplomatique; L'Histoire n°212 et le site de Bertrand